Qu’est-ce qu’un administrateur systèmes et réseaux ?
L’administrateur systèmes et réseaux veille au bon fonctionnement de l’infrastructure informatique d’une organisation.
Concrètement :
- S’assure que les salariés peuvent accéder : aux outils, aux serveurs, aux données et aux services dont ils ont besoin
- Intervient lorsque quelque chose ne fonctionne plus
- Met en place des solutions de sécurité et participe à l’évolution de l’infrastructure
Son environnement de travail correspond au système d’information, ou SI : l’ensemble des équipements, logiciels, réseaux et services informatiques utilisés par une organisation.
Selon la taille de l’entreprise, ses missions peuvent être très différentes.
- Dans une petite structure : gérer une grande partie de l’informatique : postes de travail, serveurs, réseau, comptes utilisateurs, sauvegardes et sécurité.
- Dans une grande entreprise : tâches sont davantage réparties entre plusieurs spécialistes.
Le métier demande donc à la fois des compétences techniques et une certaine polyvalence. Mais cela n’a pas toujours été le cas de la même manière.
Avant le cloud : l’administrateur « on-premise »
Dans les années 1990 et 2000, une grande partie de l’informatique des entreprises est directement installée dans leurs locaux.
Les serveurs se trouvent dans une salle informatique. Les ordinateurs sont reliés au réseau interne et l’entreprise possède ses propres équipements : switches, routeurs, pare-feu, systèmes de stockage…
On parle alors d’une infrastructure on-premise, c’est-à-dire hébergée et gérée directement par l’organisation.
À quoi ressemble son quotidien ?
L’administrateur doit
- Installer et maintenir les systèmes d’exploitation, comme Windows Server ou Linux.
- Configure les équipements réseau, effectue les mises à jour, surveille les serveurs et s’occupe des sauvegardes.
- Gère également les comptes utilisateurs et leurs droits d’accès. Il peut par exemple déterminer quels salariés peuvent accéder à un dossier, à une application ou à une ressource particulière.
Pour cela, il doit connaître les bases des réseaux et des systèmes : TCP/IP, DNS, DHCP, VPN ou encore Active Directory.
Dans une PME, une seule personne peut parfois s’occuper de l’ensemble de ces sujets. L’administrateur devient alors un véritable « couteau suisse » de l’informatique : il peut passer d’un problème de connexion à une panne de serveur, puis à la création d’un compte utilisateur.
À cette époque, le métier est donc fortement lié au matériel présent dans l’entreprise.
Mais les choses vont progressivement changer.
Quand le cloud arrive : un métier qui commence à changer
La première grande évolution passe notamment par la virtualisation.
Plutôt que de faire fonctionner un seul service sur un serveur physique, il devient possible de faire fonctionner plusieurs machines virtuelles sur un même serveur. L’entreprise peut ainsi utiliser ses ressources plus efficacement.
Puis le cloud prend progressivement de l’importance.
Le principe est simple : au lieu d’acheter et de gérer directement tous les serveurs nécessaires, une entreprise peut utiliser des ressources informatiques fournies à distance par un prestataire spécialisé. Le cloud permet notamment d’accéder à des serveurs, du stockage ou des bases de données via Internet.
L’administrateur ne disparaît pas pour autant. Son environnement de travail s’élargit.
Il peut désormais devoir gérer une infrastructure hybride, avec une partie des équipements dans les locaux de l’entreprise et une autre hébergée dans le cloud.
Son métier commence également à intégrer davantage d’automatisation. Certaines opérations qui étaient auparavant réalisées manuellement peuvent être exécutées à l’aide de scripts ou d’outils spécialisés.
La sécurité prend elle aussi une place croissante. L’administrateur doit contrôler les accès, surveiller les systèmes et participer à la protection des données et des infrastructures.
Le métier reste donc le même sur le fond : faire fonctionner le système d’information. Mais les moyens utilisés pour y parvenir changent.
Aujourd’hui : de l’administrateur systèmes au cloud et au DevOps
Entre 2020 et 2026, les infrastructures informatiques sont devenues encore plus variées.
Un administrateur peut toujours travailler avec Windows Server, Linux, des réseaux, des serveurs physiques ou des machines virtuelles. Mais il peut également devoir administrer des ressources dans le cloud, travailler avec des conteneurs ou automatiser une partie de son infrastructure.
Les conteneurs, avec des outils comme Docker, permettent par exemple de regrouper une application et les éléments nécessaires à son fonctionnement afin de faciliter son déploiement. Lorsque les environnements deviennent nombreux et complexes, des outils d’orchestration comme Kubernetes peuvent être utilisés pour les gérer.
Autre évolution importante : l’Infrastructure as Code, ou IaC.
L’idée est de ne plus configurer chaque élément d’une infrastructure uniquement à la main. Sa configuration peut être décrite dans des fichiers et déployée automatiquement avec des outils comme Terraform.
Même logique pour les mises à jour et les déploiements : les équipes utilisent de plus en plus l’automatisation et les pipelines CI/CD pour rendre ces opérations plus rapides et reproductibles.
C’est dans ce contexte que le terme DevOps est devenu courant. Le principe est notamment de rapprocher les équipes chargées du développement des applications et celles qui les mettent en production et les exploitent.
L’administrateur systèmes peut donc être amené à travailler davantage avec les développeurs, les équipes sécurité et les équipes cloud.
Son rôle devient moins centré sur la maintenance d’un parc de serveurs et davantage orienté vers la fiabilité, l’automatisation, la sécurité et l’évolution de l’infrastructure.
Les mots ont changé : comment chercher un emploi aujourd’hui ?
Si vous recherchez uniquement « administrateur systèmes et réseaux », vous trouverez toujours des offres correspondant au métier traditionnel.
Mais il est également intéressant d’élargir sa recherche.
Selon les missions proposées, vous pouvez rencontrer des intitulés comme :
- Administrateur systèmes et réseaux
- Administrateur cloud
- Ingénieur cloud ou infrastructure cloud
- Ingénieur DevOps
- Platform Engineer
- Site Reliability Engineer, ou SRE
Attention toutefois : ces intitulés ne désignent pas exactement le même métier.
Pour chercher des offres, les termes techniques peuvent donc être tout aussi importants que l’intitulé du poste : AWS, Azure, GCP, Linux, Windows Server, Docker, Kubernetes, Terraform, Ansible, CI/CD, cloud, DevOps, automatisation, supervision ou cybersécurité.
Quelles compétences faut-il aujourd’hui ?
La première étape reste de maîtriser les fondamentaux.
- Comprendre comment fonctionnent les systèmes d’exploitation, les réseaux, les serveurs et les services d’infrastructure.
Compétences : connaissances en sécurité, compétences en cloud, en virtualisation, en conteneurisation et en automatisation.
- Savoir écrire quelques scripts, notamment en PowerShell, Bash ou Python, peut également permettre d’automatiser certaines tâches répétitives.
- Les compétences humaines ne sont pas à négliger.
Compétences : expliquer un problème à un utilisateur, collaborer avec d’autres équipes, suivre des incidents et parfois coordonner des prestataires.
Les référentiels professionnels récents confirment d’ailleurs cette évolution : l’administration des systèmes et réseaux reste au cœur du métier, mais les compétences liées au cloud, à l’automatisation, aux infrastructures conteneurisées et au DevOps prennent désormais une place importante.
Alors, le métier est-il vraiment en voie de disparition ?
Non. Il est surtout en train de changer de forme.
Les entreprises ont toujours besoin de personnes capables de garantir la disponibilité, la performance et la sécurité de leurs infrastructures. Ce qui évolue, c’est la manière d’y parvenir.
- Il y a 20 ans : l’administrateur pouvait passer une grande partie de son temps à gérer des serveurs physiques installés dans une salle informatique.
- Aujourd’hui : il peut administrer des ressources cloud, automatiser des déploiements, superviser des infrastructures virtualisées et travailler avec des équipes de développement et de sécurité.
Le métier demande donc moins de rester attaché à un outil particulier que de comprendre les principes qui permettent à une infrastructure de fonctionner correctement.
Si vous souhaitez vous lancer dans cette voie, le plus logique est donc de commencer par les fondamentaux des systèmes et des réseaux, puis d’ajouter progressivement le cloud, l’automatisation, la sécurité et les technologies de conteneurisation.
L’administrateur systèmes et réseaux ne disparaît pas.
Il devient simplement un professionnel des infrastructures informatiques plus polyvalent, plus automatisé et plus proche des enjeux du cloud et de la sécurité.
Changez de métier dès maintenant !
Le métier d’administrateur système et réseaux est en constante évolution et vous ferez face à pleins de défis stimulants et passionnants !
Nous vous proposons des formations complètes pour obtenir votre statut d’administrateur système et réseaux, lancez-vous à votre rythme.
FAQ sur les administrateurs systèmes et réseaux
Quel est le salaire moyen d’un administrateur systèmes et réseaux
Un administrateur systeme reseau gagne en moyenne 3 292€ brut par an. Les débutants commencent en moyenne à 2 011€ par an, tandis que les plus expérimentés gagnent jusqu’à 6 410€ brut annuel. (Talent)








